Mot du Docteur Peter Forbes
Que vos mesures de votre tour de taille et d’indice de masse corporelle augmentent ou non votre risque de souffrir des maladies énumérées, ce qui suit pourra vous aider à mieux comprendre la dynamique de votre relation avec certains aliments.
« Aliments Drogues »
Si vous craignez ne pas pouvoir vous passer de certains aliments dont vous vous sentez « accro » (chocolat, Nutella, boissons sucrées, restauration rapide, pain, etc.) sachez que ces aliments n’ont de pouvoir sur vous que parce que vous en consommez actuellement.
Malheureusement, pour ces aliments que l’on aime trop :
Plus on en mange, plus on en veut;
donc, et fort heureusement :
moins on en mange, moins on en veut.
En effet, il est souvent très surprenant de voir que ces aliments, qui ne contiennent pas d’éléments nutritifs importants, cessent de nous sembler attirants dès qu’on en perd l’habitude. Leur attirance n’était basée que sur un « effet drogue »; c'est-à-dire au niveau des récepteurs morphiniques du cerveau. L’effet drogue requiert donc une administration continuelle pour perdurer.
Pour une illustration plus complète et imagée, je vous réfère à l’excellent film « Malbouffe à l’Américaine » (v.f. de Supersize Me), qui explique le phénomène en détail.
Malgré les niveaux épidémiques d’obésité en Amérique du Nord où presque 40% de la population adulte possède un surpoids de plus de 40 lb, il est très important de savoir qu’une perte de poids modeste (10 lb ou 4 kg) et le fait de bouger davantage (30 minutes – 2 fois par semaine) peuvent diminuer les facteurs de risque. En effet, on a constaté une régression de maladies telles le diabète, l’hypertension et l’hypercholestérolémie de l’ordre de 25% avec une perte de poids de 10%.
Docteur Peter Forbes
Médecin consultant
